Dans un entretien accordé à Rest of World le 5 septembre 2023, le cofondateur de Recykal, Anirudha Jalan, décrit l'entreprise comme « une entreprise de commerce électronique, mais pour les déchets » : une place de marché fondée en 2015 où des vendeurs informels et semi-formels — kabadiwalas et agrégateurs de déchets — vendent à des recycleurs allant de petites entreprises familiales à Reliance Industries Ltd. et au groupe Aditya Birla. Il affirme qu'elle a contribué à recycler au moins 200 000 tonnes métriques de matières qui auraient autrement fini en décharge (déclaration de l'intéressé lors de l'entretien).
Sa réponse au problème central de la place de marché — des recycleurs fonctionnant à 50-80 % de leur capacité parce qu'ils ne parviennent pas à obtenir des approvisionnements réguliers — est la vérification plutôt que le volume, dit-il. Recykal inspecte la qualité des vendeurs sur site lors de leur intégration et rend cette qualité visible aux acheteurs. Des caméras placées au-dessus des convoyeurs dans les installations de tri des déchets distinguent les bouteilles d'une marque de celles d'une autre ; comme de fortes pluies augmentent la teneur en humidité d'une balle, la technologie intègre aussi ce paramètre et peut avertir un acheteur que 2 % d'humidité supplémentaire sont à prévoir.
La même infrastructure de données alimente une seconde activité, dit-il : une technologie qui aide des marques comme LG, Unilever et Samsung à gérer leurs obligations de responsabilité élargie du producteur (REP) consistant à recycler ce qu'elles « polluent ». La place de marché a commencé avec les plastiques et s'est étendue aux déchets électroniques, au papier et aux métaux — elle vend de la ferraille d'acier à Tata Steel, entre autres, selon Jalan.
Vendre la confiance, pas les tonnages : l'inspection sur site, les caméras au-dessus des convoyeurs de tri et les données d'humidité tenant compte de la pluie transforment des déchets opaques en un approvisionnement sur lequel les acheteurs peuvent compter.
La qualité vérifiée est le levier : Jalan affirme qu'un approvisionnement régulier et inspectable est ce qui permet aux recycleurs de fonctionner au-delà des 50-80 % d'utilisation qu'ils tolèrent aujourd'hui.
L'inspection sur site lors de l'intégration remplace la réputation par des preuves pour des vendeurs avec lesquels les acheteurs n'ont jamais traité.
Les caméras au-dessus des convoyeurs de tri capturent la composition en continu, distinguant les marques de bouteilles sans audits de tri manuels.
Les ajustements d'humidité tenant compte de la météo permettent aux acheteurs de fixer le prix des balles avant leur arrivée au lieu de contester la qualité à la livraison.
Une place de marché s'appuyant sur une chaîne d'approvisionnement informelle ne survit que par la qualité vérifiée : rendre visibles des attributs invisibles — composition, humidité — est ce qui transforme des vendeurs sporadiques en fournisseurs fiables.
Suites
L'entretien ne fournit que des chiffres déclarés par l'intéressé : au moins 200 000 tonnes métriques recyclées (déclaration de l'intéressé lors de l'entretien), une extension des catégories du plastique aux déchets électroniques, au papier et aux métaux, des ventes de ferraille d'acier à Tata Steel, et des outils de conformité REP utilisés par des marques dont LG, Unilever et Samsung. Aucun résultat audité par un tiers n'apparaît dans les éléments fournis.
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Les sources
- Recykal's Anirudha Jalan on digital solutions Rest of World · restofworld.org ·